À l’initiative de la Ligue Ouémé-Plateau de taekwondo, en collaboration avec le Don Bosco Taekwondo Club et la Fondation Dossou Goras Gaglozoun, une marche de solidarité de 5 km a mobilisé plus de 200 participants, le dimanche 11 octobre 2026, à Porto-Novo. Au-delà de la sensibilisation à la lutte contre le cancer, l’activité a mis l’accent sur la lutte contre le mariage précoce, la protection des filles et la promotion de leurs droits.

 Dans le cadre de la campagne Octobre Rose, une marche de 5 km a rassemblé plus de 200 participants autour d’un objectif commun : contribuer à la construction d’un environnement plus sûr et plus favorable à l’épanouissement des filles.

L’initiative est portée par la Ligue Ouémé-Plateau de taekwondo, avec la collaboration du Don Bosco Taekwondo Club et de la Fondation Dossou Goras Gaglozoun. 

Elle s’inscrit dans une dynamique de sensibilisation à la prévention, à la protection des droits des filles et à la lutte contre le mariage précoce.

La Police républicaine affiche son engagement

L’un des faits marquants de cette mobilisation est la participation de la Police républicaine, représentée par 150 élèves policiers, majoritairement des filles, ainsi que dix responsables de l’institution, dont le directeur de l’École nationale de la Police républicaine, le colonel Jiles YÈKPÈ, également président de la Ligue Ouémé-Plateau de taekwondo.

À travers cette forte mobilisation, la Police républicaine entend envoyer un message rassurant aux filles et à leurs familles. 

Sa présence témoigne de sa disponibilité à assurer leur sécurité, à écouter leurs préoccupations et à intervenir face aux situations qui menacent leur intégrité physique ou morale.

L’objectif est clair : faire comprendre aux filles qu’elles ne sont pas seules et que la Police républicaine demeure à leur écoute, prête à intervenir en toute circonstance pour garantir leur sécurité et leur quiétude.

Cette participation donne ainsi une dimension particulière à l’événement, en rapprochant les forces de sécurité des jeunes filles et en encourageant une relation de confiance entre la population et les services de police.

Le taekwondo au service de l’autonomisation des filles

Après le parcours de 5 km à travers la capitale, les participants ont pris part à une séance de body taekwondo et d’initiation aux techniques de self-défense, animée par le Grand Maître ODJO Raymond, représentant de la Fédération béninoise de taekwondo.

Cette séquence pratique a permis de mettre en lumière le rôle que peuvent jouer les arts martiaux dans le renforcement de la confiance en soi, la maîtrise du corps et l’apprentissage de gestes utiles pour faire face à certaines situations à risque.

Au-delà de l’activité physique, cette initiation rappelle que l’autonomisation des filles passe également par leur capacité à connaître leurs limites, à reconnaître les situations dangereuses et à rechercher de l’aide lorsque cela est nécessaire.

La pratique sportive apparaît ainsi comme un levier complémentaire de sensibilisation et de promotion de la confiance en soi.

La matinée s’est poursuivie par un panel d’échanges consacré aux bienfaits du taekwondo dans le développement des filles, à leur autonomisation et à la protection de leurs droits.

Les discussions ont permis de replacer le sport dans une perspective plus large : celle de l’éducation, de la prévention des violences et de la promotion de l’égalité des chances.

La lutte contre le mariage précoce a également constitué un enjeu central de cette mobilisation. En mettant cette problématique au cœur des échanges, les organisateurs ont rappelé l’importance de protéger les filles contre les pratiques susceptibles de compromettre leur scolarité, leur santé et leur avenir.

L’éducation, la sensibilisation des communautés et l’accompagnement des jeunes filles demeurent, à cet égard, des moyens essentiels pour favoriser leur épanouissement.

Une mobilisation collective autour d'une même cause

La marche a également connu la participation de Mme Kafoui Gaglozoun épouse Adjalala, présidente de la Fondation Dossou Goras Gaglozoun, ainsi que de Mme Cremel Hountonnagnon épouse Amayidi, présidente de l’Association sportive Don Bosco Taekwondo Club.

À leurs côtés figuraient une quarantaine de pratiquants et de parents de pratiquants de taekwondo, cinq enseignants du Collège d'Enseignement Général Djègan-Kpèvi ainsi que quelques pratiquants du club de karaté-do de Djègan-Kpèvi.

Cette diversité des participants illustre la volonté de fédérer les institutions, les acteurs sportifs, les éducateurs et les familles autour d’une cause commune : la protection des filles et la défense de leurs droits.

En réunissant plus de 200 personnes, les organisateurs ont donné une visibilité particulière à ce plaidoyer en faveur d’un environnement où chaque fille peut grandir, apprendre, pratiquer une activité sportive et construire son avenir en toute sécurité.

À travers cette initiative, la Ligue Ouémé-Plateau de taekwondo, le Don Bosco Taekwondo Club et la Fondation Dossou Goras Gaglozoun entendent rappeler que la protection des filles ne saurait relever d’une seule institution.

Elle nécessite une mobilisation permanente des forces de sécurité, des familles, des établissements scolaires, des associations et de l’ensemble de la société.